dimanche

Jeudi 11 décembre


Lucky Bay
Le beau temps est de retour, même si la température reste fraîche et le vent toujours violent. Nous prenons la route pour la Cape Le Grand National Park et ses plages magnifiques. Nous commençons par Lucky Bay, sans doute une des plus belles plages d’Australie. Cet immense arc de cercle de sable blanc d’une finesse incroyable et d’eau turquoise, surmonté de bush, dunes, rochers est vraiment un spectacle fantastique. Nous marchons un moment dans le sable, et tout à coup, nous voyons deux kangourous environ 200 mètres derrière nous. Ce que nous croyions juste bon pour faire des photos alléchantes dans les guides touristique est là juste en face de nous. Nous nous avançons très progressivement dans leur direction, pour ne finalement nous retrouver qu’à un petit mètre de ce qui semble être une mère et son petit. Ils ne sont pas du tout farouches, nous permettant de rester à leurs côtés un bon moment, avec de jolies photos à la clé. Pour la bonne forme, nous baptisons ce mignon petit marsupial Lucky.












Nous reprenons finalement notre promenade dans cet endroit de rêve. Le vent étant toujours aussi fort, nous nous réfugions dans les dunes abritées pour un petit pique-nique. Et c’est au terme de ce dernier, confortablement installés dans le sable blanc, que je demande la main de Manue. Moment d’émotion qui ne fait qu’embellir cette si belle journée ! Oui, elle a accepté ! Esperance, Lucky Bay, des noms qui résonnent plutôt bien pour ce genre d’initiative, non ?

Lucky Bay

Lucky Bay

Lucky Bay
Lucky Bay
Lucky Bay


Tout à notre joie, nous nous promenons encore un moment dans le coin, recroisons nos petits camarades de jeu, avant d’aller non loin de là, à Hellfire Bay. Si le nom est moins sympathique, l’endroit n’en demeure pas moins de toute beauté également !


Hellfire Bay
Hellfire Bay


Au terme de cette journée qui restera gravée dans nos mémoires, nous regagnons Esperance, où nous savourons un très bon repas puis quelques verres dans le même bar que la veille, où jeux, fête et alcool sont de rigueur pour les locaux. Nous nous contentons des deux derniers éléments.

GALERIE COMPLETE :
http://picasaweb.google.ch/Steph.Manue/EsperanceEnvirons

Vendredi 12 décembre

Albany, notre prochaine destination est à 480 kilomètres de route. La plupart des visiteurs s’y rendrait directement, mais c’est afin de limiter un peu les trajets par la route (Perth-Esperance-Albany, c’est plus de 1200 km) que nous sommes venus à Espérance en avion. De retour à Perth, nous récupérons nos bagages, prenons réception de notre voiture de location, une spacieuse et confortable Ford Falcon et commençons de notre descente de quelques 400 kilomètres en direction d’Albany.

Dans ce pays, malgré la place à disposition, les autoroutes comme chez nous se comptent un peu sur les doigts de la main. Si la route que nous empruntons est bien une highway, il n’y a qu’une seule voie de chaque côté, avec néanmoins régulièrement et en alternance une troisième pour dépasser. La limitation y est limitée (et respectée !) à 110 km/h et on y croise de drôles de choses. Par exemple des immenses camions qui transportent une maison découpée en deux (et qui dépasse allégrement sur les côtés de la route), ou encore d’autres chargés de silos absolument gigantesques, ou tout simplement des « road trains », ces fameux camions à remorques multiples qui sillonnent les grands espaces australiens. Prévoir de la marge pour dépasser ces derniers, ils peuvent être vraiment très longs, l’équivalant de trois semi-remorques de chez nous ! Bref, tout ça pour dire que même si la route est roulante, elle est truffée de surprises et la moyenne est du coup bien moindre par rapport à nos habitudes européennes. Bon, c’est vrai, nous sommes en vacances, donc pas de soucis.

Road Train vers Albany

Après un petit stop en route pour avaler un hamburger au goût douteux (le seul vrai accroc culinaire du séjour), nous arrivons sur place dans le courant de l’après-midi. Albany une jolie petite ville, qui fut la première colonie européenne de Western Australia en 1826, un port dans une baie protégée qui a longtemps vécu du commerce de la baleine. Après avoir posé nos bagages dans notre magnifique petit appartement (on en demandait pas tant !), on part se balader en ville, apéro dans une micro-brasserie aussi jolie que sympa, petit resto, et quelques verres dans des bars bien animés en ce vendredi soir pour finir cette journée que nous qualifierons de transition.

L'Amity, réplique du bateau qui amena les colons qui fondèrent Albany en 1828

GALERIE COMPLETE :
http://picasaweb.google.ch/Steph.Manue/AlbanyEnvirons

Samedi 13 décembre

La météo nous refait le coup de Perth, avec des changements permanents… Nous commençons par les collines qui dominent la ville, avec de beaux points de vue depuis le Mt Clarence, puis depuis le Mt Adelaide voisin, avec son ancien fort militaire, la Princess Royal Fortress.
King George Sound depuis Mt Adelaide
Petite balade à Emu Beach et Middleton Beach avant d’aller au Torndirrup National Park. Nous nous baladons vers The Gap et Natural Bridge, de très belles formations rocheuses au dessus de l’océan. Puis nous rendons à Blowholes, où pendant la descente dans des escaliers, Manue se tord la cheville pendant qu’elle cherchait au loin d’éventuelles baleines. Malgré la douleur, nous allons tout de même au terme de la petite marche. Quand les conditions sont réunies, la mer s’engouffre dans des cavités rocheuses, puis la pression exercée fait ressortir l’eau par des failles au sommet des rochers sous forme de geysers. Manque de chance, il ne se passe rien. Donc en plus, Manue s’est fait mal pour rien…
The Natural Bridge
La foulure ne semblant pas trop grave (elle gênera quand même Manue pendant quelques jours, mais sans trop de gravité), nous continuons notre tour, pour arriver vers une Wind Farm, un champ d’éoliennes géantes (100 mètres de haut, les plus grandes de l’hémisphère sud) au dessus de magnifiques falaises, produisant l’électricité nécessaire pour alimenter dix-sept mille maisons individuelles !
Torndirrup National Park
Wind Farm
Wind Farm

Sur le chemin du retour, je manque d’écraser une petite tortue au très long cou. Ma cousine Isabelle m’en aurait voulu à vie si je lui avais roulé dessus ! Retour sur Albany pour la soirée. Il est intrigant de souligner que c’est beaucoup plus calme que la veille. Et c’est quelque chose que nous allons systématiquement retrouver durant le voyage, également en Nouvelle-Zélande : le vendredi est beaucoup plus animé que le samedi.

Dimanche 14 décembre

Enfin de la vraie chaleur estivale en ce matin quand nous prenons la route en direction de la région de Denmark. Nous nous arrêtons au William Bay National Park où se trouvent deux petits bijoux naturels. D’abord Green Pools, une plage en pente douce protégée de la houle par une multitude de petits rochers, puis juste à côté Elephant Rocks et Elephant Cove, une toute petite baie que l’on croirait protégée par une armée d’éléphants de pierre. Tout simplement magnifique ! Et c’est aussi pour nous enfin l’occasion de nous baigner, c’est le moment ! Protégée des courants, l’eau ici est sensiblement moins froide qu’aux alentours. Et même moi qui suit frileux dans l’élément liquide, je n’ai guère eu de peine à y entrer.

Green Pools

Green Pools

Green Pools

Green Pools

Green Pools (Turtle Rock ?)

Elephant Rocks

Elephant Cove

Elephant Cove

Après cette séance bronzette-baignade (c’est quand même aussi ça les vacances !), nous refaisons un petit bout de chemin jusqu’à la Valley of Giants. Il s’agit d’une forêt de kauris, des arbres gigantesques qui peuvent vivre plus de mille ans et dépasser les cinquante mètres ! A notre arrivée, la caissière nous demande notre origine, pratique très courante dans tous les lieux touristiques. Sa feuille de statistiques est visible, et à notre surprise, les visiteurs suisses sont les plus nombreux après les western australians, les britanniques et les allemands.

La première partie s’appelle Tree Top Walk et consiste en un chemin de six cents mètres à travers la forêt. Le seul problème, et comme son nom l’indique, est que ça se passe au sommet des arbres, par le biais de passerelle, à quarante mètres au dessus du sol. Pas franchement compatible avec les soucis de vertige, mais après avoir hésité, je tente quand même le coup. Mais ce n’est pas facile, surtout avec ces passerelles qui bougent. Mais bon, je prends un peu sur moi, je ne regarde pas en bas (ce qu’il y a en haut est très beau aussi) et il y a au moins Manue qui en profite pleinement. Je suis ensuite beaucoup plus à l’aise sur l’Ancient Empire Boardwalk, qui sillonne la forêt, sur terre ferme cette fois, aux pieds de ces géants.

Sommet du Tree Top Walk, à 40 mètres du sol

Ancient Empire Boardwalk

Ancient Empire Boardwalk

La suite du trajet est très pénible au niveau conduite. Outre le fait que ça tourne beaucoup, nous avons l’impression d’être en face d’un stroboscope avec le soleil bas qui brille à travers les arbres qui longent la route. Nous arrivons finalement à Pemberton, une toute petite ville au milieu des forêts. Le bar et restaurant de notre hôtel semblant être le point de chute favori de la population locale, nous n’en bougeons pas et y passons la soirée.

En direction de Pemberton

Lundi 15 décembre

Le beau temps n’aura guère duré… Pluie et brouillard sont au rendez-vous à notre réveil. Nous mettons de côté les visites prévues dans le coin (encore des kauris et une chute d’eau) pour tracer la route. Notre premier arrêt est le Cape Leeuwin et son phare, l’extrême sud-ouest de l’Australie. C’est à cet endroit que se mélangent les courants de l’Océan Indien et ce que les Aussies appellent le Southern Ocean. Cette région comporte des centaines de grottes, nous nous rendons donc à l’une d’entre elles : Jewel Cave. Nous avons la chance d’être un petit groupe pour la visite guidée. Et ce que nous découvrons de salles en salles est absolument fantastique. Comme, entre autres, cette stalactite-paille (stalactite extrêmement fine) de 5.4 mètres, la plus grande du monde dans une grotte ouverte au public. Mais également des dizaines d’autres formations aussi différentes qu’étonnantes. Nous en prenons vraiment plein les yeux pendant trois quart d’heure. Au terme du tour, nous discutons un moment avec la guide vraiment très sympa. Elle vient de rentrer d’un voyage à travers l’Europe, avec entre autre un passage en Suisse qu’elle a particulièrement adoré. La route au cœur de la forêt qui nous mène ensuite en direction de Margaret River, la ville principale de cette région viticole, est magnifique. Dès notre arrivée, nous passons à l’office du tourisme pour booker un « winery tour » pour le lendemain.

Cape Leeuwin Lighthouse

Cape Leeuwin Lighthouse

Cave Road

Cave Road

GALERIE COMPLETE :